Yuki Honda
samedi 29 août 2020
Matin d'été 3
Yuki Honda
vendredi 14 août 2020
Tout apparaît, tout disparaît ...
On pourrait dire que nous sommes des êtres « sentants » qui oeuvrent pour devenir des êtres éveillés, des Bodhisattvas. C’est exactement ce que le Bouddha a fait.
Quand l’esprit est obscurci par le désir, l’aversion et les concepts erronés, on est un être « sentant ». Mais quand on a dans le cœur les brahmavihara, les « demeures divines » que sont l’amour bienveillant, la compassion, la joie altruiste et l’équanimité, on est un être excellent que l’on pourrait aussi appeler un bodhisattva.
Même des êtres qui n’ont pas encore ces qualités peuvent les développer et finir par connaître l’Eveil.
A l’origine, celui qui allait devenir le Bouddha était un être humain comme nous mais il a évolué pour devenir un être extraordinaire, un être imprégné des brahmavihara, c’est pourquoi on l’a appelé le bodhisattva.
Ensuite, grâce à la persévérance de sa contemplation pour connaître la vérité, pour connaître la réalité de l’impermanence, de la souffrance et de l’absence de soi, il a atteint la connaissance totale et s’est éveillé en tant que « bouddha ».
Alors, n’allez pas croire qu’il n’y a eu qu’un seul « Bouddha » . L’unique Bouddha est en réalité saccadhamma, la parfaite vérité et quiconque s’y éveille devient un Bouddha. Il y a peut-être des centaines ou des milliers de bouddhas mais tous suivent cette même voie, celle de la juste vision des choses.
Oui, il y a un Bouddha unique et c’est la vision juste. Celui qui s’y éveille n’est pas différent du Bouddha. Ainsi, le Bouddha et les êtres « sentants » ne sont pas très éloignés.
Il est important de prendre profondément conscience de ceci. En réalisant la vérité de l’esprit originel, nous verrons qu’il est impossible de la décrire ou de la transmettre. Il n’y a aucun moyen de la montrer, rien à quoi la comparer. Elle est au-delà des mots ou des concepts.
Quand on enseigne, on s’appuie sur des éléments extérieurs pour faire passer des idées, mais la vérité doit être réalisée par chacun individuellement.
Ajahn Chah
Photos Marcelo, La Demeure sans Limites
samedi 8 août 2020
Je serai debout
Malgré la tristesse
Une nuit au début des années 1940
mon grand-père
a guéri une oie malade
en la tenant dans ses bras toute la nuit
Ce souvenir m'a rendu triste toute la journée aujourd'hui
Moi qui suis le petit-fils de ce grand-père
est-ce que j'ai pu sauver seulement une vie
pendant tout ce temps où j'ai erré?
N'ai-je pas vécu pour rien en sifflant inutilement
chaque journée si sainte
d'un éphémère?
Il ne suffira pas
de la tristesse d'une colombe qui roucoule
Dès demain
dès demain
même comme un simple fantôme
je serai debout parmi les arbres grands et petits
et me laisserai secouer longtemps au vent qui souffle de plus en plus fort
éd. Belin
Photos: Marcelo
dimanche 2 août 2020
Eté
exagéréexagéréexagéré
jusqu’à la plage
la partition de leurs couleurs mouillées
La fin d'un blog
Impermanence et changement... pas facile parfois... la fin de ce blog depuis avril 2012, pour moi, un espace de liberté, un espace d...

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Corps plein, corps unifié, corps et esprit UN. M° Dogen écrit dans le chapitre Roi des Samadhis, du Shobogenzo : ...
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D’abord il y a Bassho , l’incontournable, le marcheur, tout dans la tension entre joie et douleur, haïku- Bassho, toujours Ce j...
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