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samedi 5 mai 2012
Le murmure du silence
Presque
rien : une lumière coulée de lune qui caresse les
cailloux de la cour et allonge les arbres - puis recule, s'efface,
s'ombre dans la nuit...
Que
les mots sont lourds, que l' encre est noire pour les inscrire sur la
page, figés, abandonnés ; que la main est
maladroite pour décrire ce qui affleure, appeler ce qui n'est
pas, ou si peu, ou déjà effacé .
Ce
cœur, ce cœur si banal, si vain, voilà que tout à
coup, comme touché d'un souffle, pâle vapeur dans le
ciel gris – comme caressé d'une aile, hésitante
encore, papillon à peine éclos mais plein de promesses
de midis, d'éblouissements et d'ivresses – à peine, à
peine imperceptible, cette légère palpitation, à
l'improviste – et qui fait basculer notre vie, qui déchire
les apparences, et brise nos faux-semblants, notre sécurité
grise, tout ce qui pèse comme pierres à la bouche d'une
source.
Pourtant,
nous avions chanté, et ri, et prié, et cherché
sur tant de chemins, et parfois été aveuglés par
la grande lumière.
Mais
rien, rien d'aussi bouleversant que cet instant de pur silence,
d'attentes suspendues – un si petit mouvement du cœur ! Moins
qu'un écho dans la poitrine d'un oisillon, plus qu'un éclair
qui ouvrirait le ciel.
Le
silence peut-il frémir d'un murmure ?
Ce
presque rien, vol, envol, perte totale, aube aveugle – vécu
sans résistance.
Cet abandon, plus profond qu'une blessure, plus terrifiant que la nuit - joyeux, immédiat, entier -
Lulena
Cet abandon, plus profond qu'une blessure, plus terrifiant que la nuit - joyeux, immédiat, entier -
Lulena
à
la brève rose du ciel d'hiver
on
offre ce feu de braises
qui
tiendrait presque dans la main...
(cela
ne veut rien dire, disent-ils, cela ne guérit rien,
ne
sécherait même pas une larme...)
pourtant
– voyant cela, pensant cela-
le
temps d'à peine le saisir,
d'à
peine être saisi
n'avons-nous
pas , sans bouger,
fait
un pas
au-delà
des dernières larmes ?
Jacottet
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